Adil Benkirane : « Le programme Hlib Bladi, une initiative à valeur ajoutée à l’agriculture marocaine.»

Adil benkirane

L’agriculture marocaine représente un secteur économique précieux du pays qui produit près de 14 % du PIB. Le secteur agricole au Maroc est une variante importante de l’économie du pays c’est ainsi que son taux de croissance est intimement lié à celui de la production agricole. De plus, 40 % des Marocains actifs vivent du secteur agricole, ce qui en fait le premier pourvoyeur d’emplois. Cette agriculture possède ses propres caractéristiques et même si elle a connu une importante modernisation, elle reste confrontée à des défis majeurs.

Les types de productions agricoles marocaines

Au Maroc, on cultive essentiellement des céréales, dont le blé tendre, le blé dur, l’orge, etc. La production des céréales occupe 55 % de la surface agricole, mais reste influencée par la pluviométrie et ne satisfait pas les besoins du pays. Les légumineuses alimentaires et les cultures sucrières comptent aussi parmi les productions agricoles au Maroc, tout comme les fruits et légumes dont le développement est en forte croissance.

La filière agricole est très demandée et les produits sont exportés en Russie, dans l’Union européenne, en Angleterre, au Canada. Les produits cultivés sont les oranges, les rosacées à fruits secs, à pépins, à noyaux, etc. Le Maroc produit également les cultures maraichères (pomme de terre, tomate, oignon), l’oléiculture avec près d’1,3 million de tonnes d’olives, l’arganier, le palmier dattier, la viticulture avec 350 000 hl de vin, etc. D’où l’initiative du programme Hlib Bladi soutenu par Adil Benkirane, Directeur Amont & Laitier Chez Centrale Danone dont le but est d’apporter une valeur ajoutée à l’agriculture qui est un pilier essentiel de l’élevage.

L’agriculture marocaine en chiffres c’est aussi l’aviculture avec 500 000 tonnes de viande blanche en 2013, la production laitière dont la progression est fulgurante depuis ces dix dernières années, la production bovine avec 19 millions de têtes en 2012. On compte aussi la production caprine qui a été estimée à 5,6 millions de têtes en 2010 avec 23 000 tonnes, la production de viande bovine, etc.

Les défis de l’agriculture marocaine

Les faiblesses du secteur agricole au Maroc sont nombreuses et le manque de développement constitue l’une d’entre elles. À cet effet, les autorités étatiques et des partenaires privés œuvrent activement pour moderniser le secteur agricole au Maroc en mettant en place plusieurs programmes pour mieux organiser et développer le secteur. Par le biais de subventions aux intrants, l’État soutient activement les agriculteurs. Les partenaires étrangers travaillent également à développer l’agriculture au Maroc avec la mise en place de nombreux programmes pour former les exploitants et équiper ceux-ci en outils modernes. C’est le cas de Hlib bladi & Fellah Bladi, programmes éponymes mis en place par Centrale Danone, qui visent la mise à niveau des petits éleveurs souligne Adil Benkirane,  Directeur Achat & Amont laitier chez Centrale Danone

Outre le développement, les changements climatiques sont également préoccupants pour ce secteur et pour y faire face, le Plan Maroc Vert a été mis sur pied. Ce plan dont l’objectif est d’exploiter le plein potentiel de l’agriculture pour en faire le moteur de croissance de l’économie marocaine s’appuie sur deux piliers. Le premier pilier est le développement intensif de l’agriculture à forte valeur ajoutée et le second est l’implication étatique dans l’agriculture traditionnelle.

Pour ce faire, l’État compte investir massivement au niveau des régions défavorisées à hauteur de 20 milliards de DHS d’ici 2020. Cette aide devrait être allouée à plus de 840 000 agriculteurs. Le Plan Maroc Vert vise donc le développement équitable et durable du secteur agricole au Maroc dans son ensemble.

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